Le Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a procédé ce mercredi 1er avril 2026 à la signature d’un décret portant déchéance de la nationalité nigérienne à l’encontre de deux citoyens. Cette mesure forte s’inscrit dans le cadre de la répression des infractions portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.
Un cadre juridique rigoureux contre les menaces stratégiques
Cette décision ne relève pas d’un acte isolé, mais s’appuie sur un socle législatif renforcé ces dernières années. Les autorités se fondent notamment sur l’ordonnance n° 2024-43 du 27 août 2024. Ce texte institue un fichier recensant les individus, les groupes ou les entités impliqués dans des actes de terrorisme ou des infractions menaçant la tranquillité publique.
Modifié par l’ordonnance n° 2024-46 du 7 octobre 2024, ce dispositif permet à l’État de retirer provisoirement la nationalité à toute personne don’t les agissements nuisent aux intérêts stratégiques du pays. C’est l’application stricte de ces dispositions qui motive aujourd’hui l’acte signé par le Secrétariat Général du Gouvernement.
L’identité des personnes concernées par le décret
Le communiqué officiel identifie précisément deux personnes physiques désormais privées de leurs droits liés à la nationalité nigérienne :
Madame Takoubakoye Aminata
Née Aminata Boureima le 23 septembre 1970 à Niamey. Elle figurait jusqu’ici comme ressortissante nigérienne avant que cette mesure ne soit prononcée à son encontre.
Monsieur Djibo Yaya
Né le 16 juillet 1983 à Bonoua, en République de Côte d’Ivoire. Fils de Djibo El Hadji Bassan et de Coulibaly Fatouma, il bénéficiait également de la nationalité nigérienne avant la signature de ce décret.
Des chefs d’accusation liés à la sécurité et à l’ordre public
Les motifs invoqués par les services de la Présidence de la République sont graves. Les autorités reprochent aux deux prévenus de mener des activités susceptibles de compromettre la paix et la sécurité des populations.
Au-delà des actions physiques, le gouvernement pointe du doigt l’utilisation des technologies de l’information. Les intéressés sont soupçonnés de produire et de diffuser des données numériques de nature à troubler l’ordre public. Les charges incluent également la diffamation, les injures par voie de communication électronique et, de manière plus critique, l’apologie du terrorisme.
Cette décision, actée à Niamey par le Secrétaire Général du Gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, illustre la volonté de l’exécutif de maintenir une vigilance accrue face aux discours et aux actes jugés subversifs dans un contexte régional complexe.
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Nouhou Souley
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